Le Secrétariat Permanent pour les Problèmes de Pollution Industrielle
En raison de l'ampleur des problèmes posés par la concentration industrielle existante et
envisagée autour de l'étang de Berre, les pouvoirs publics, soucieux à la fois d'assurer l'essor
économique de la région et de préserver les qualités traditionnelles de son environnement,
ont décidé en 1971 par un protocole interministériel, la mise en place d'un Secrétariat
Permanent pour les Problèmes de Pollution Industrielle (SPPPI.).
Ce secrétariat, placé sous l'autorité du Préfet, est animé par la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Elle regroupe élus, experts scientifiques, industriels et administrations ou établissements publics de l'Etat. La mission qui lui fut confiée initialement consistait à promouvoir une politique exemplaire de lutte contre les nuisances, dont les principaux axes étaient les suivants :
Les différentes études réalisées ont permis
de mieux appréhender les milieux de l'étang de Berre et du golfe de Fos, ainsi que les phénomènes
qui en altéraient la qualité.
C'est ainsi, par exemple, qu'ont pu être mis en évidence les effets néfastes pour l'étang
de Berre des rejets d'eau douce et de limons en provenance de la centale EDF de Saint-Chamas.
De même, pour la pollution atmosphérique, on a pu noter l'importance des phénomènes
d'inversion de température, des brises de terre et de mer et des pollutions directionnelles. C'est donc
tout un acquis scientifique de premier ordre qui a pu être rassemblé sur les différents milieux
observés.
Le SPPPI fonctionne aujourd'hui depuis 28 ans, et ses missions ont été
multiples dans le domaine de l'eau, de l'air, des déchets et des risques technologiques.
L'ensemble de celles ci a toujours pu être accompli grâce à l'organisation d'actions concertées
au sein du SPPPI par la création de commissions "ad hoc", déclinaison régionale
des préoccupations et résolutions nationales permettant la création de groupes ou sous-groupes
de travail.
Les travaux du SPPPI sont présentés deux fois par an en commission plénière, afin de faire le point sur leur état d'avancement.